description

Basée sur des enquêtes ethnographiques réalisées autour de la Méditerranée, cette exposition cherche à montrer que les façons dont nous collectons, trions, réparons, recyclons ou transformons les déchets donnent forme à des relations sociales et façonnent des paysages.

Associés dès le début du projet, nous avons assuré la direction artistique de l’exposition, en proposant un scénario de visite, qui équilibre des propositions artistiques, des objets historiques, et les enquêtes de terrain. Le parcours est séquencé par une série de verbes à l’infinitif, de Récupérer à Trier, de Réduire à Enfouir, suivant les principaux gestes de l’économie des déchets.

Nous avons imaginé une scénographie démontable et réemployable pour générer le moins de déchets possibles, en utilisant des panneaux de médium brut, sans enduit ni peinture, avec vissage apparent. Trois micro-architectures sont créées pour présenter des filières particulières. Le tri de la fripe en Tunisie est ainsi décrit sous une tente de tee-shirts multicolores, le processus du recyclage en Égypte est illustré dans une hutte composée de tresses de plastique, tandis que l’impasse des éco-balles en Italie est narrée dans le sarcophage d’une pyramide à degrés, sous cette même bâche noire qui recouvre ces montagnes d’ordures sises dans le paysage de la Campanie.

données

  • Nom : Vies d'Ordures
  • Commanditaire : Mucem
  • Lieu : Marseille
  • Date : Mars-Septembre 2017
  • Mission : Direction artistique et scénographie
  • Surface : 1 000 m²
  • Budget : 200 000 €
  • Architectes : Encore Heureux + BK Club (architecte associé)
  • Equipe : Urbain trop Urbain + Patrick Lindsay (graphisme) + Collectif Etc

localisation

MuCEM, Promenade Robert Laffont, Marseille, France