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Future of Design

University of Michigan’s Taubman College is hosting the Future of Design conference, Oct. 9 & 10, 2009. Thirty designers, critics and provocative thinkers will come together to brainstorm about how design is evolving across various disciplines including architecture, landscape architecture, interactive, industrial, and interior design. The presentations are free and open to the public. The speakers will present their views in 15-minute segments. All segments will be available on YouTube starting Oct. 19, 2009.

Future of Design

Voyage en Mongolie

Retour du voyage d’étude à oulan Battor dans le cadre su semestre 4 de l’Ecole Spéciale d’Architecture.

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Article dans NEXT, supplément de Libération

« On doit pouvoir faire l’impensable »

Propos recueillis par ANNE-MARIE FEVRE

Installés à Paris, ces drôles de bâtisseurs sillonnent le monde au fil de leurs projets souvent insolites, toujours atypiques. La fine équipe d’Encore heureux détonne parce qu’elle innove, critique, sort des rails pour mieux les réinventer. Place à l’utopie active et aux recherches offensives défendues par le fameux duo.

Ils sont nés en 1977, à neuf jours d’écart,. Nicola Delon et Julien Choppin, 32 ans, se sont rencontrés à l’école d’architecture de Toulouse, puis retrouvés à Paris la Villette dont ils sortent diplômés en 2002. Avec un sujet buissonnier, «Wagons-scènes», un projet de salle de spectacle itinérante sur le réseau ferré français de garage. Ce manifeste dit déjà tout de la recherche de ces deux complices qui ont fondé leur collectif en 2001, «Encore Heureux». D’emblée, ils ne choisissent pas de faire leurs gammes dans une agence d’architecture, ils se préfèrent actifs et explorateurs, passant des actions éphémères urbaines aux réalisations architecturales concrètes. Et toujours en groupe.

Vous avez commencé votre métier d’architecte avec une installation urbaine?

Quand on sort de l’école, on a envie de passer à l’action immédiatement. Mais nous n’étions pas fils d’architectes, alors nous avons choisi de nous décaler, quitte à être précaires. Nous n’avions pas une image positive de ce métier. On regarde un peu les Hollandais, car c’était la mode du moment, l’agence parisienne Périphériques pour sa stratégie, ils s’inventent des revues, cela nous a influencés.

On veut balayer les étiquettes, relier art, design et architecture. Alors on se lance à Paris en projetant d’installer sur 200 bouches d’aération du métro des lanières de tissu vert qui volent au souffle du ventilateur, comme la robe de Marylin. Nous avons réalisé ces «Herbes Folles» place de la République à nos fraix, avec la complicité de la RATP. Notre objectif, c’était de transformer ces bouches sales et polluantes, en nature artificielle joyeuse.

Face à une commande, du musée René Sordes de Suresnes au bateau Petit Bain, comment vous y prenez-vous?

Nos petits secrets de fabrication sont les mêmes quelque soit l’échelle du projet. Il nous faut d’abord une rencontre humaine avec le demandeur. Puis on écrit un scénario, un story board, on pousse parfois loin dans le délire, car un bâtiment ou un projet ne doivent pas être un simple objet posé sur la ville. On crée des jeux aussi, comme dans la Metavilla de Patrick Bouchain à la Biennale de Venise de 2006 où nous avions exploré en groupe la question « Comment avoir des idées? ». Et  on conçoit toujours à plusieurs. Cela nous permet d’enrichir les projets. Pour le «Petit bain», qui sera amarré sur la Seine au pied de la Bibliothèque François Mitterrand en 2010, nous avons proposé un bâteau neuf, avec un bardage en bois plutôt que la réhabilitation d’un remorqueur. Dans cet équipement culturel flottant, on a ajouté une terrasse-jardin suspendu, pour rendre la Seine aux promeneurs, prolonger l’espace publique. Suresnes, c’est le premier concours pour un bâtiment public que nous gagnons. On va travailler avec l’architecte Vincent Parreira pour acquérir avec lui ce qu’on ne sait pas faire.

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